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Vaccin de Vie est un spectacle de prévention SIDA qui vise à sensibiliser le public à la réduction des risques liés au VIH.
Afin de répondre à toutes les interrogations que vous pouvez vous poser à ce sujet , nous avons répertoriés les questions les plus fréquentes qui ont été soulevées après les différentes représentations, en essayant d'y apporter des réponses.



Questions suite au spectacle
Vaccin de Vie
au Moulin du Roc
NIORT (79)
19/05/08

« Faire l’amour », voilà une expression que je trouve très belle parce qu’elle contient
un mot magique « AMOUR ».
Aimer l’autre, c’est apprendre à partager, à respecter mais c’est aussi partir à la conquête
de ce « Corpus Incognitus ».
Apprenons à dire des mots doux.
Apprenons à sonder ce corps avec nos yeux, notre bouche, notre langue, nos doigts,
notre peau.
Soyons des Vasco de Gama, découvrons la géographie mystérieuse et envoûtante
de ce continent qui ondule au gré de nos explorations.

Aimons-le, aimons-la et surtout protégeons-nous !



Qu’est-ce que la couronne perlée ?

La couronne perlée est due à l'hypercroissance des follicules sébacés sous l'effet d'un taux d'hormones sexuelles élevé à la puberté. Avec le temps, leur taille diminue généralement, bien que la couronne perlée ne disparaisse pas. Des lésions sont possibles et anxiogènes, mais généralement bénignes. ça n’est pas une IST et pas transmissible. Une bonne hygiène est nécessaire.


Qu’est-ce que les morpions ?

Le pou du pubis se plaît dans les régions où il y a des poils : pubis, région périanale, aisselles.
Il se transmet par contact sexuel.
Animal suceur, il transmet la phtiriase : taches bleuâtres, démangeaisons. Cette affection touche principalement les personnes entre 15 et 35 ans.



Pourquoi, lorsqu’on achète une capote, une autre n’est pas donnée aux pays qui n’en ont pas ?

Très bonne question à laquelle je n’ai pas vraiment de réponse à apporter si ce n’est que tous les pays ont la possibilité d’utiliser des préservatifs.
Cependant, il y a le problème du prix (exorbitant en Afrique subsaharienne), le problème du stockage (40° à l’ombre en Afrique subsaharienne), le problème de la religion et des coutumes, le problème enfin du machisme.


Comment évolue le VIH ?

Une fois dans l’organisme, le VIH va pénétrer dans les lymphocytes T4 et se multiplier.
Une fois que le lymphocyte est rempli de petits virus, il explose et les VIH recommencent le cycle. Celà dit, le VIH une fois dans l’organisme peut se mettre en “sommeil” pendant une douzaine d’années avant de “se mettre au travail” voire ne pas se réveiller du tout.



Comment se passe un dépistage ?

Après un long entretien avec le médecin du CIDAG, une prise de sang sera pratiquée. Un code alphanumérique vous sera donné.
Une semaine après, il vous faudra retourner au cidag pour connaître le résultat. C’est entièrement gratuit et anonyme.
Vous pouvez également demander à votre médecin traitant de vous prescrire un test de dépistage. Cette consultation sera alors payante mais prise en charge par la sécurité sociale.
Il est plus facile de passer par le CIDAG lorsqu’on est ado ou jeune adulte.



Y a-t-il une hépatite qui se transmet par la salive ?

L’hépatite A se transmet essentiellement par voie alimentaire en consommant de l’eau souillée ou des aliments contaminés.
Le virus peut se transmettre partout où les conditions d’hygiène sont déficientes : le manque de latrines, l’absence de réseau d’évacuation des eaux usées, une mauvaise hygiène des mains qui fait que le virus, émis dans les selles des malades, se retrouve au contact d’aliments à leur tour ingérés ou sur les mains des personnes non immunisées.

Les aliments le plus souvent incriminés sont : l’eau à boire, les coquillages, les fruits et les crudités.
La transmission du VHA peut se faire également lors de rapport sexuel en cas de contact oro-anal.
L’hépatite B se transmet en France, essentiellement à l’âge adulte.
Par voie sanguine
Le partage d’aiguilles, de seringues, de préparation ou de matériel d’injection pour les toxicomanes aux drogues intraveineuses. Egalement possible la transmission lors d’échange de pailles utilisées pour le " sniff ".
L’accident d’exposition au sang (piqûre accidentelle)
La transfusion sanguine : depuis son dépistage systématique chez tous les donneurs, mis en place il y a 20 ans, le risque résiduel de transmission du VHB est de 1 pour 220 000 transfusions.
Le partage de matériel tels brosses à dents, rasoirs, coupe-ongles.
De même, des contaminations lors d’actes dentaires, de tatouages et piercings sont possibles en cas de non-respect des normes de stérilisation.
Par voie sexuelle
rapport de pénétration anale ou vaginale
rapports bucco-génitaux.
De la mère à l’enfant
Lors d’une infection aiguë ou chronique chez la mère, le risque de transmission lors de l’accouchement varie de 20 à 80 % en fonction de la charge virale.
Des transmissions de la mère à l’enfant peuvent survenir dans les premières semaines de la vie de l’enfant (contact sang-sang), exceptionnellement au cours de l’allaitement.
Exceptionnellement
Par le baiser, à condition qu’il y ait une effraction cutanée susceptible de favoriser la pénétration du virus (maladie de la muqueuse, brûlure, etc.).
Par le partage de vaisselle, de verre (le fait de manger avec les couverts d’une personne atteinte d’hépatite B aiguë, de boire dans le même verre ou au goulot de la même bouteille, etc.).
Par une morsure de personne à personne.
L’hépatite C se transmet par voie sanguine soit 60 à 70 % des cas.
La toxicomanie intraveineuse (échange de seringues, partage de matériel servant à la préparation ou absence d’hygiène des mains ensanglantées). On estime que 70 % des toxicomanes sont contaminés et que le risque d’être contaminé après un an de toxicomanie intra-veineuse (IV) est de 50 %. Enfin, le risque d’être infecté par le VHC lors d’un partage de seringue, dont on ne connaît pas l’origine est aujourd’hui de 5 %. Il faut noter que l’usage de drogues inhalées, avec l’aide d’une paille, peut être responsable de cette transmission.
La transfusion de sang ou de produits dérivés Elle a été un important facteur de contamination jusqu’en 1991. Sont donc largement concernés les personnes polytransfusées, les hémophiles, mais aussi les hémodialysés et les transplantés d’organes. Depuis 1991, un test de dépistage obligatoire du VHC, associé à un dosage des transaminases, est fait systématiquement à tout donneur de sang, ce qui réduit considérablement ce risque. Actuellement, le risque de contamination est estimé 1/5 000 000 transfusions.
La transmission sexuelle du VHC est exceptionnelle. Elle ne semble se faire qu’en cas de rapport traumatique, de lésions génitales le plus souvent associées à des IST (herpès ++), ou encore lors de rapport pendant les règles.
La transmission intra-familiale est également très faible. Elle semble se faire par l’intermédiaire des objets de la vie quotidienne souillés par le sang de la personne contaminée (ciseaux, peigne, rasoirs, brosse à dents, coupe-ongles).

   
   
   

Il n’y a pas de risque lié au baiser ou au partage de la vaisselle.

La transmission mère-enfant est faible. Quand seul le VHC est en cause le risque est de l’ordre de 3 %. En revanche, quand le VHC est associé à une infection à VIH, le risque de transmission de la mère à l’enfant augmente aux alentours de 20 %. Si l’enfant est contaminé, il élimine le virus avant 1 an dans 40 % des cas. On estime que 35 % des enfants évolueront vers une hépatite chronique minime mais que les 25 % restants seront atteints de formes entraînant des complications graves (cirrhose, cancer). S’agissant de l’allaitement et bien que les études ne soient pas toutes concordantes, le risque semble extrêmement faible ou nul.
La transmission au cours d’accident d’exposition au sang (AES) Elle concerne le personnel de santé, comme toute personne qui se pique accidentellement avec une aiguille souillée. Le risque est évalué à environ 3 %.
Mode de transmission inconnu 30 % des cas. On évoque alors la possibilité d’une transmission par soins dentaires, acupuncture, mésothérapie, rasage chez un barbier, tatouages, piercings, percement d’oreilles. Il faut aussi envisager les cas d’expériences uniques et anciennes de toxicomanie par voie intraveineuse.


“Les préservatifs protègent mais pas totalement car elles peuvent percer. Le mieux c’est l’abstinence !” Effectivement, les préservatifs ne sont pas fiables à 100 %. Il faut le reconnaître mais les autres modes de prévention : fidélité ou abstinence ne le sont pas également.
Dans la nature, le risque zéro n’existe pas sinon il y a bien longtemps que le SIDA (entre autre) aurait été éradiqué.
Quand une maison est en feu, la première chose à faire est d’éteindre le feu puis ensuite de voir ensemble ce qui aurait été bon de mettre en place : détecteurs de fumée....
Dans le cas du VIH/SIDA, la première chose à faire c’est d’éviter de contaminer l’autre : préservatifs, dépistage.
Puis dans un second temps, alors mettre en place d’autres protections : fidélité et pourquoi pas abstinence (bien que, personnellement, je doute fort de cette méthode).
Où peut-on faire des dons pour la lutte contre le SIDA ? Vous pouvez vous rendre auprès de la délégation Aides de votre ville, envoyer un chèque à Sidaction 228 rue du Faubourg Saint-Martin - 75010 PARIS ou cliquer sur le lien :
http://www.sidaction.org/ewb_pages/d/donner-en-ligne.php
 
Questions
suite au spectacle
Vaccin de Vie
Lycée du Bois d’Amour 18/12/07


Que signifie VIH
et est-ce que le SIDA est héréditaire ?

Le sigle VIH signifie Syndrome de l’Immunodéficience Humaine.
Quand à savoir si le SIDA est héréditaire, la réponse est non heureusement même si dans les pays en voie de développement la transmission de la mère à l’enfant existe.
SIDA signifie Syndrome de l’Immunodéficience Acquise.
« Acquis » est le contraire d’ « Inné ». Le fait de respirer est inscrit dans nos gènes, c’est donc quelque chose d’inné. Apprendre à conduire une voiture sera quelque chose d’acquis lorsque le permis sera obtenu.


Quelles sont toutes
les façons d’attraper
le SIDA ?

Les modes de contaminations sont par voies sexuelles, le sang et de la mère à l’enfant (lors de la grossesse, pendant l’accouchement ou lors de l’allaitement).
Le VIH/SIDA se trouve dans le sperme et les sécrétions vaginales, dans le sang.
Chez la femme séropositive enceinte, elle sera mise sous traitement et surveillée tout au long de sa grossesse.
L’accouchement se fera par césarienne pour éviter de possibles échanges de sang lors de l’expulsion du bébé par les voies naturelles.
Celui-ci sera nourri au biberon et recevra un traitement préventif durant le 1er mois.
Pour qu’il y ait contamination, il faut que l’un des deux partenaires soit séropositif et que les relations sexuelles soient non protégées.
Voyons ensemble toutes les « possibilités de contamination ».

- Les 1ers risques sont les pénétrations vaginale et anale.
La muqueuse vaginale est extrêmement fine et fragile, il est donc primordial de « jouer les préliminaires » avant tout acte sexuel.
Le fait d’embrasser, caresser, lécher, susurrer des mots doux va déclencher chez sa partenaire un phénomène de lubrification : ce sont les sécrétions vaginales qui vont faciliter la pénétration.
Certaines femmes ont des problèmes de sécheresse vaginale, il est donc plus que conseillé d’avoir du gel à base d’eau à portée de main afin d’éviter tout frottement désagréable qui pourrait endommager la paroi vaginale.
De même, dans le cas de la pénétration anale ou sodomie pratiquée aussi bien par les hétéros que par les homos, les parois anales étant très fragiles et ne secrétant aucune substance, le gel à base d’eau (gel aqueux) est vivement conseillé itou.

- Les pratiques buccales.
La fellation non protégée comporte un risque même si le partenaire se retire avant l’éjaculation.
Dame Nature est une magicienne, en effet pour aider le passage de la course contre
la montre des spermatozoïdes, elle a prévu un petit lubrifiant nettoyant naturel : le liquide préséminal.
Si nous sentons les prémices de l’éjaculation, en revanche il n’en est pas de même pour ces quelques gouttes et c’est là que réside le risque.
Je voudrais revenir un instant sur ce liquide préséminal afin que les internautes masculins visualisent bien ce dont je parle.
Lorsque nous sommes excités et en érection, nous pouvons voir apparaître du méat urinaire un liquide transparent et un peu gluant alors que nous n’avons pas encore éjaculé.
Il s’agit de notre lubrifiant personnel qui contient, si on est séropositif, notre « ami » VIH.
Venons-en au cunnilingus, mais avant il nous faut revenir un instant sur l’anatomie du sexe féminin.
Tout d’abord, nous avons les grandes lèvres qui recouvrent les petites lèvres qui abritent en leur sommet un petit bouton érectile de 0,4 à 1 cm qu’on appelle clitoris.
Cet organe est très innervé et donc très sensible au toucher. Caressé par les doigts
ou la langue (cunnilingus), il entre en érection (ça ne vous rappelle pas quelque chose ?)
et permet les sécrétions vaginales.
Le cunnilingus est l’équivalent de la fellation.
Si votre compagne est séropositive, ses sécrétions contiendront le VIH.
L’anulingus, quant à lui, consiste à exciter avec la langue le périnée.
Cette action est utilisée pour faciliter la sodomie ou procurer du plaisir à sa ou son partenaire car le périnée est comme le clitoris un endroit très innervé.

Alors, quels vont être les moyens techniques permettant la non contamination ?
Tout d’abord les préservatifs masculins et féminins (Fémidon).
Lors d’un cunnilingus ou d’un anulingus, il suffira de couper un préservatif dans
le sens de la longueur et de le poser sur le sexe ou l’anus de votre partenaire.


Combien de fois
peut-on réutiliser
une capote ?

Un préservatif masculin ne s’utilise qu’une seule et unique fois.
Le préservatif féminin peut être posé plusieurs heures à l’avance et être utilisé 2 à 3 fois…avec le même partenaire.


Combien y a t il de parfums de capote et existe-t-il des capotes sans latex pour les personnes qui y sont allergiques ?

Plusieurs parfums sont disponibles en grandes surfaces, pharmacies ou sex shops.
Vous trouverez des présas à la fraise, pomme, orange, banane, lychee, réglisse, menthe
et enfin Malabar (si, si, c’est vrai !).
Il existe, pour ceux qui sont allergiques au latex, des présas en polyuréthane comme
les Fémidons.
Ils sont un peu plus chers que leurs petits frères.


Peut-on être contaminé lors d’un seul rapport non protégé ?

Ma réponse, je le crains, ne va pas être aidante.
Il suffit d’une fois pour être contaminé. Est-ce que ce sera au 1er rapport (dans l’hypothèse où votre partenaire est porteur/porteuse VIH) ou au 10ème ou plus ?
Nul ne le sait. Aussi, partons du principe de précaution : protégeons-nous.


Peut-on arrêter de mettre un préservatif lorsqu’on est très longtemps avec une personne ?

Oui, bien sûr. Si vous sûrs l’un et l’autre de vouloir continuer votre vie ensemble,
alors allez faire un test de dépistage dans un CDAG pour connaître votre état sérologique.
Si celui-ci est négatif, alors laissez tomber la potka.
Mais si par hasard, vous décidiez d’aller voir de temps à autre ailleurs si l’herbe est plus verte, il vous faudra remettre le petit capuchon de latex.


Où en sont les recherches ?

Le travail qui est fait aujourd’hui se focalise sur la prise des traitements. Il devrait
apparaître en France sur le marché en milieu d’année 2008 une trithérapie se composant d’un seul médicament mais avec les effets secondaires en plus.
Le professeur Montagnier, découvreur du VIH, promet un vaccin pour les séronégatifs
et positifs d’ici 2011.


Les traitements
sont-ils si durs que ça ?

La prise d’une trithérapie sous forme d’un comprimé ou de 10 n’est pas dur en soi.
Ce qui est dur, ce sont les effets secondaires qui obligent les malades à prendre
jusqu’à 40 médicaments dits « de confort » par jour.


Quels sont les effets secondaires ?

Ils sont très nombreux : nausées, diarrhées, maux d’estomac, hypersensibilité cutanée,
très grande fatigue, insomnies, cauchemars, irritabilité, perte de mémoire, picotements
au niveau des pieds et des mains, sensation de brûlures aux extrémités, sécheresse
de la peau, rougeurs, lypodistrophies…


A quel moment devient-on contaminant ?

A l’instant où le VIH pénètre de notre organisme, nous devenons contaminants pour les autres.
Donc si on est conscient d’avoir pris un risque (dans les 8 heures minimum, 24 heures maxi après la prise de risque), il faut se rendre aux urgences de l’hôpital le plus près de chez vous et voir le médecin urgentiste de garde.
Lui seul, après vous avoir interrogé, décidera si oui ou non vous avez pris un risque.
Si tel est le cas, il vous prescrira un traitement d’urgence soit une trithérapie d’un mois avec les effets secondaires qui vont bien ensemble.
Vous pouvez aller faire un test un mois après la prise de risque, sachant qu’entre
la prise de risque et le résultat, il vous faudra soit vous abstenir de relations sexuelles
soit de vous protéger.


Quelle est la durée de vie d’une personne séropositive et pourquoi meurt-on du SIDA ?

Grâce aux multithérapies, l’espérance de vie d’une personne vivant avec le VIH est quasiment la même qu’une personne séronégative.
Pour répondre à la seconde partie de la question, il est bon de rappeler que le SIDA
est la phase terminale de la maladie.
Le VIH s’attaque aux lymphocites CD4 ou T4 qui gèrent nos défenses immunitaires et très rapidement se greffer des maladies opportunistes qui, dans un organisme sain, auraient
pu être facilement éradiquées mais là prennent des proportions gigantesques et mortelles.
C’est de ces maladies opportunistes que décèdent les personnes vivant avec le VIH.
En 2007, 2,1 millions de personnes séropositives sont mortes.


Quel est le nombre
de personnes vivant avec le VIH/SIDA
en Poitou-Charentes en 2007 ?

Les statistiques pour 2006 / 2007 ne sont pas encore parues.

Quels sont les symptômes d’une IST ?

Tout d’abord, une IST, kesako ?
Une Infection Sexuellement Transmissible est une infection provoquée par un virus, bactérie ou parasite qui passe d’une personne à une autre lors de relations sexuelles.
Certaines d’entre elles, comme le VIH ou l’hépatite B ou parfois la syphilis peuvent se transmettre lors d’une piqûre avec une aiguille souillée.
Avoir une IST peut être grave. Outre l’hépatite B et le VIH, les condylomes peuvent entraîner des cancers chez la femme et parfois aussi chez l’homme quant aux chlamydiae, elles peuvent provoquer des grossesses extra utérines ou la stérilité.
Avoir une IST, c’est augmenter de façon importante le risque ‘être infecté par le VIH, ces maladies altèrent les muqueuses sexuelles et facilitent ainsi la pénétration du VIH.
Toutes les IST se soignent. Presque toutes peuvent guérir sans séquelles.
ATTENTION : se faire traiter pour une IST, c’est bien. Mais il faut également traiter son, sa, ses partenaires, même s’il(s) ne ressent(ent) rien.
Sinon, il y a risque de développer une maladie et de la transmettre à d’autres !

AUTRES QUESTIONS

Comment peut on savoir qu’on a
le sida sans faire
le test ?
REPONSES

Souvent on se découvre séropositif en développant des maladies opportunistes.
Une fois le VIH dans le corps humain, il peut se passer des années avant que
réellement il se dévoile.
En attendant, il a déjà commencé à faire des dégâts à l’intérieur du corps humain en détruisant les lymphocytes T4 qui sont les gendarmes de notre organisme. Ce sont
eux qui déclenchent les anticorps, or le VIH détruisant ces T4, le corps n’a plus ou
peu de défenses naturelles ce qui permet à des maladies bénignes de profiter de
l’état de faiblesse de notre corps pour proliférer.
Exemple : un simple rhume chez une personne saine peut se transformer en bronchite chez une personne séropositive.
Le fait de développer des maladies opportunistes permet de dire que vous êtes à
un stade avancé de la maladie.
C’est pourquoi il ne faut pas attendre de développer des maladies opportunistes.
Dès que l’on a pris un risque, il faut se rendre dans un CDAG (Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit) pour se faire faire un test.


Que doit on faire directement après avoir eu un rapport
à risques ?
Plusieurs choses.
Tout d’abord, se protéger car la personne qui a pris un risque et a été en contact avec le VIH est contaminante dès le début.
Se protéger, c’est mettre un préservatif systématiquement lors des relations sexuelles.
Puis, un mois après avoir pris un risque exposant au VIH, se rendre dans un CDAG pour se faire faire un dépistage.
Si le risque est réel (exemple : pénétration anale avec une ou un partenaire séropositif), il faut se rendre dans les 6 heures qui suivent la prise de risque aux Urgences les plus proches de votre domicile.
Là, après un entretien poussé avec le médecin de garde, celui-ci décidera ou non de vous mettre sous traitement, c'est-à-dire une trithérapie pendant un mois.
Pendant ce traitement (avec ses effets secondaires), il vous faudra vous protéger systématiquement.
Est ce que le traitement permet
de guérir complètement
du sida ?
Les multithérapies ne guérissent pas du SIDA, elles ralentissent le développement du VIH SIDA et aident l’organisme à refabriquer des lymphocytes T4.
Ainsi les personnes séropositives ont une durée de vie égale à celle d’une personne séronégative à ceci près c’est qu’elle doit gérer les effets secondaires de son traitement.
De même, elles doivent continuellement se battre contre les discriminations dues à leur pathologie.
Comment convaincre son fiancé d’aller faire un test s’il y a
eu des comportements
à risques ?
S’il vous aime, aller ensemble se faire dépister est une belle preuve d’amour ou bien s’interdire de relations sexuelles.
« Je t’aime, je me protège donc je te protège ».
Quels sont les symptômes et au
bout de combien
de temps apparaissent ils ?
Il n’y a pas de signes qui puissent vous alerter et vous dire « Attention, vous êtes séropositif(ve) ».
Lorsqu’on a été contaminé par le VIH/SIDA, celui-ci s’attaque aux lymphocytes T4. Chaque personne réagit différemment à l’attaque du VIH/SIDA.
Certains vont très rapidement perdre énormément de leurs T4 et vont très rapidement développer des maladies opportunistes.
D’autres continueront à produire des T4 et donc à se protéger sans l’aide des multithérapies.
Il peut se passer une dizaine d’années avant que les T4 commencent à baisser et qu’il faille passer à une multithérapie.
A partir de 350 T4/mm3, une multithérapie est proposée pour ralentir l’avancée du VIH et stopper la chute de T4.
Après un rapport
non protégé au
bout de combien
de temps peut on
se faire dépister
pour qu’il n’y ait aucun doute sur
le résultat ?
Un mois après la prise de risque, le test fait sera fiable à 95 %, un second test pourra être préconisé trois mois après la prise de risque.
Il faut savoir que l’entretien que l’on a avec le médecin du CDAG avant le test permet à celui-ci de savoir si un second test est nécessaire ou pas.
Une femme enceinte peut elle donner le virus à son bébé ? Si elle est séropositive, hélas oui.
La contamination de la mère à l’enfant se fait pendant la grossesse, lors de l’accouchement et enfin pendant l’allaitement.
En France, une maman séropositive est suivie depuis le début de sa grossesse. Son médecin traitant lui prescrit une multithérapie même si ses T4 sont en grand nombre dans son organisme afin de faire partager au fœtus les molécules qui l’aideront à s’immuniser. Elle sera suivie avec attention.
L’accouchement se fera sous césarienne pour éviter les échanges de flux sanguins qui peuvent arriver lors d’un accouchement par les voies naturelles.
Enfin, l’allaitement se fera avec du lait maternisé.
Le fœtus bénéficie du traitement donné à sa maman sans avoir les effets secondaires.
Lors de sa naissance, le bébé est mis sous traitement pendant le premier mois de sa naissance.
Une mère, contaminée par
le VIH, peut elle
le transmettre à
son enfant lors
de l’ allaitement ?
Le VIH se trouve dans tous les fluides corporels et par conséquent dans le lait maternel.
En France, les mamans séropositives n’allaitent par leur bébé mais lui donnent du lait maternisé.
De même, la maman séropositive sera mise sous trithérapie pendant sa grossesse, l’accouchement se fera par césarienne afin d’éviter les échanges de sang mère / enfant et le bébé sera sous traitement pendant le 1er mois de sa vie terrestre.
La probabilité, en France, pour une maman séropositive de contaminer son enfant est de moins de 1 %
En Afrique subsaharienne, ce risque passe à plus de 30 %.
Certains disent que
si l’on fait bouillir
les seringues,
le risque de transmission
du sida est éliminé.
Est ce vrai ?
Oui, mais la règle d’or en matière de prévention pour tout ce qui est des seringues, scalpels consiste à être à usage unique. Ceci est valable pour les interventions chirurgicales mais également pour les toxicomanes. La seringue à usage unique est mise ensuite dans une boite prévue à cet effet afin d’être incinérée.
Au niveau de la prévention concernant les seringues ou aiguilles, il est bon de rappeler d’éviter de se faire tatouer ou percer lors de raves parties car les conditions d’hygiène ne sont pas réunions.
Et outre le risque d’être contaminé par le VIH/SIDA, il y a un risque énorme de contamination par le VHC (virus de l’Hépatite C).
Pensez vous que
la prévention actuelle soit assez efficace ?
La prévention ne sera jamais réellement efficace tant qu’il y aura des gens pour se dire « je ne suis pas concerné, le SIDA c’est l’autre » ou pour interdire le port du préservatif. Voire stigmatiser les personnes séropositives.
Si, déjà, nous parlions sans tabou de notre sexualité, peut-être pourrions-nous plus facilement aborder le VIH/SIDA.
Il y a donc encore beaucoup à faire mais si, vous les jeunes qui venez sur ce forum preniez en charge la prévention en informant vos proches, parents…etc…
Quels traitements existe t il et quels sont leurs effets ?

Il existe de nombreux traitements dont le but est de freiner le développement du VIH/SIDA.
Soit en empêchant le VIH/SIDA d’intégrer son ADN à l’ADN du lymphocyte T4.
Soit en empêchant le virus à l’intérieur du T4 de devenir mature.
Soit en l’empêchant de pénétrer à l’intérieur du lymphocyte.

En résumé, ces différents traitements ralentissent le développement du virus. Ils sont efficaces car ils prolongent la vie de façon considérable mais ils provoquent des effets secondaires (nausées, diarrhées, fourmillements aux extrémités des doigts des mains et des pieds…etc) qui nécessitent de rajouter d’autres médicaments afin de pallier à ces effets.

Une personne séropositive peut parfaitement se retrouver avec3 médicaments à prendre en une seule prise mais peut également suivant ses effets secondaires et son état de santé se retrouver avec une trentaine de médicaments.

Que faire si un préservatif perce ?

Tout d’abord, la question que l’on doit se poser est « qu’est-ce qui fait que le préservatif perce ? »
A cette question simple, il y a plusieurs réponses :

  1. Le préservatif est trop vieux. Il faut vérifier la date de péremption.
  2. Le préservatif a été exposé à une source de chaleur (plage arrière d’une voiture par exemple) ou à une source de froid.
  3. Le préservatif a été mis à l’envers.
  4. Il n’y avait pas assez de lubrifiant. Les caresses, les bisous, provoquent les sécrétions vaginales qui vont pouvoir permettre de faciliter le passage de la verge dans le vagin. Certaines femmes ont des problèmes de sécheresse vaginale d’où l’utilité d’utiliser un gel à base d’eau afin de faciliter l’acte sexuel. Si l’on met un peu de lubrifiant sur le gland cela facilite la pose, de même si on en enduit le préservatif à l’extérieur on prévient le risque d’éclatement ;
  5. Vous avez utilisé le préservatif alors que votre partenaire utilisait un Fémidon (préservatif féminin) ou vous aviez enfilé 2 ou 3 préservatifs pour être « plus sûr ». Ce qui provoque un échauffement dû au frottement et donc un éclatement du préservatif.
  6. Vous avez déchiré l’enveloppe du préservatif avec vos dents ou une paire de ciseaux.

Et maintenant, que faire ?
Si votre compagne ne prend pas la pilule, il y a un risque de grossesse.
Si vous ou votre partenaire a une IST (Infection Sexuellement Transmissible), il y a un risque.
Si votre partenaire est séropositif (ve), vous pouvez vous rendre aux Urgences dans les 6 heures minimum et 36 heures maximum pour savoir si vous avez pris réellement un risque.
Si le médecin juge que vous avez pris un réel risque, alors vous bénéficierez d’un traitement d’urgence : une trithérapie (avec tous les désagréments que cela entraîne : effets secondaires, protection obligatoire…) 

Est ce qu’on peut avoir le sida en faisant un cunnilingus ou une fellation,
si on avale
le sperme ?

Il y a un risque.
Ce qu’il ne faut pas faire après une fellation si le sperme est encore dans la bouche, c’est de l’avaler. Ne pas boire d’alcool pour « tuer le virus », vous risqueriez d’ouvrir des portes d’entrée. Se rincer la bouche MAIS ne pas se laver les dents (risque de faire saigner les gencives et donc d’ouvrir des portes)
Il faut savoir que lors d’une fellation, quelques instants avant l’éjaculation, quelques gouttes de liquide préséminal sont évacuées dans lequel est présent le VIH/SIDA. Ce liquide préséminal, à l’inverse de l’éjaculation, on ne le sent pas venir. D’où risque potentiel.
Une fellation se fera avec préservatif. Il existe pour cela des préservatifs aromatisés.

La maladie régresse t-elle ?

J’aimerai beaucoup répondre que oui, la pandémie régresse et est sur le point de disparaître de la planète.
Or c’est tout l’inverse, les chiffres augmentent partout dans le monde.
Même dans les pays tels que la France où l’information passe. Il y a trop de personnes qui croient qu’on guérit du SIDA aujourd’hui alors qu’on en meurt encore et toujours.
En 2006, à Toronto, une grande réunion a eu lieu sur la lutte contre le SIDA et nous en étions au 25ème anniversaire du VIH/SIDA. Le discours de clôture s’achevait sur ces mots :
« Nous fêtons tristement le 25ème anniversaire du VIH, espérons n’avoir pas à souhaiter le 50éme. »
Ce souhait émis par la planète, il ne tient qu’à vous pour qu’il se réalise.

Est ce que 2 personnes vierges qui font l’amour
pour la première
fois peuvent avoir
le sida ?

La virginité n’a rien à voir dans la contamination.
Je peux être vierge et être porteur du VIH/SIDA car les modes de contamination ne sont pas essentiellement par voie sexuelle.
Et puis qui vous dit que votre partenaire est vierge ?

Entre deux lesbiennes, faut-il
se protéger ?

Oui, bien sûr.
L’une d’entre elles peut être porteuse du virus en ayant eu des rapports avec un partenaire porteur VIH ou faisant partie des personnes transfusées dans les années 80.

A part du sida,
de quoi protègent
les préservatifs ?

Les préservatifs protègent des IST dont le VIH et ce sont également des contraceptifs.

Pourquoi les capotes sont elles si chères ?

Il faudrait poser la question aux laboratoires qui les fabriquent.
Il existe désormais le préservatif à 20 centimes dans les bureaux de tabac, les pharmacies.
Vous pouvez également vous procurer des préservatifs gratuits en vous rendant dans les permanences de l’association AIDES de votre région.

Comment le virus a
t-il été découvert ? Quand ?

Le virus VIH a été trouvé simultanément par les professeurs Gallo et Montagnier en 1983 alors que les premiers cas de la maladie sont apparus en 1981 aux USA. Lors d’une épidémie fulgurante, les médecins américains doivent en faire déclaration auprès du « Center of Diseases » d’Atlanta.
Devant la soudaineté de cette apparition où de jeunes hommes en pleine forme se mettaient à développer une très forte bronchite puis décédaient très rapidement, le Centre des Maladies d’Atlanta a été alerté. Puis courant 1982, les premiers cas sont apparus en France.
Les chercheurs étaient déjà à l’œuvre pour essayer d’endiguer la maladie.

A partir de quel âge peut on faire le test ?

Dans un centre de dépistage anonyme et gratuit, l'âge n'est pas demandé a priori. Toutefois si l'adolescent parait trés jeune, l'équipe médicale peut trouver utile qu'un adulte de confiance accompagne un mineur.
La question de l'âge du dépistage oblige à réfléchir sur ce que représente un examen médical de dépistage.
Il importe de ne pas banaliser cette démarche, de pouvoir évoquer la prise de risque et la difficulté à se protéger, sans pour autant entretenir un climat de peur systématique.  

Est ce qu’une personne, contaminée par le VIH et qui a
les lèvres gercées, peut passer son Labello à une personne dont
les lèvres sont également gercées ?

Non. C’est tout d’abord une question d’hygiène. On ne prête pas sa brosse à dents, son rouge à lèvres et encore moins son Labello.
Si vous vous mettez du Labello sur vos lèvres gercées et qui saignotent, automatiquement vous mettez du sang sur la crème. Pas très ragoûtant même si vous n’êtes pas séropositif (ve).
A chacun son tube de Labello.

Est ce qu’on peut avoir des rapports sexuels quand on
a le sida ?

Bien sûr et heureusement.
Les rapports sexuels seront protégés pour ne pas contaminer son/sa partenaire séronégatif (ve) ou pour ne pas surcontaminer son/sa partenaire séropositif (ve).

Une femme séronégative peut avoir un enfant avec son partenaire séropositif. Pour cela, il y aura prélèvement de sperme, ensuite en laboratoire le sperme sera lavé puis la maman sera inséminée.

J’ai entendu parler d’un vaccin qui était en train d’être essayé sur des personnes saines, en savez vous plus ?

Des essais sur les vaccins sont testés depuis de nombreuses années, nous n’avons pas à l’heure actuelle assez de recul pour si tel ou tel vaccin est efficace ou pas.

Combien existe t-il
de tailles de préservatifs ?

Cette question touche un sujet sensible : la taille du sexe masculin !
En règle générale, la taille du sexe masculin en érection  oscille entre 13 et 16 cms.
Peu importe la couleur de peau.
Surtout ne fantasmez pas sur la taille de votre sexe, il logera sans problème dans un préservatif standard.

Les préservatifs ont un diamètre de 52 à 56 mm et une longueur variant de 177 à 205 mm selon les marques.
Ils sont donc standards mais il en existe des XXL.

Quels sont les symptômes du sida ?

Il n’y a aucun symptôme qui puissent nous faire dire « je suis porteur VIH ».
Pour savoir si on est ou pas porteur VIH, il faut aller se faire dépister.

Peut-on attraper
le sida en se faisant piquer par un moustique ?

Il n’y a aucun risque à se faire piquer par un moustique, un taon, une puce ou autre insecte suceur.
Ils nous piquent pour manger.
Des études ont été faites en Afrique dans des villages près de marigots dont les habitants adultes étaient touchés par le VIH/SIDA. Tous et toutes étaient piquées par les moustiques sans distinction de maladie ou pas.
Et parmi les habitants de ces villages qui étaient séronégatifs, ceux-là n’ont pas été contaminés par les piqûres de moustiques.
Par contre, le moustique peut être porteur de la malaria.

Les histoires décrites dans la pièces sont elles des fictions
ou sont elles
basées sur des témoignages ?

Toutes sont basées sur des faits réels, basées soit sur des témoignages oraux soit parce que vécues par les auteurs.

Tous ceux qui ont participé au spectacle se sont ils toujours protégés ?

J’aimerais être sûr que les actrices et acteurs de Vaccin de Vie ont le réflexe de se protéger pour protéger également leur partenaire mais ce ne sont que des hommes et des femmes et qu’à ce titre-là nul n’est à l’abri d’un oubli..
Mais si j’en crois les témoignages qu’ils ou elles m’ont apporté à la fin des représentations, je suis certain qu’ils ont compris le message et le diffusent le plus largement possible.